Bio

Bio Graduate of decorative arts at the school Estienne in Paris, Grégoire Korkanow started photography at 23 yo and followed the upheavals of the ex-soviet world, in Russia, in ex-Yougoslavia, in Albania. In 1993 starts a ten-year collaboration with the national daily newspaper Libération. He then worked with many French and international papers: l’Express, Télérama, Marie Claire, Géo, National Geographic, The New York Times… In 1998, he integrates the Agency Métisse, then joins Rapho in 2002.

From 1998 to 2008 he founds and directs the collection of photography books Avoir 20 ans (Being 20), editied by Alternative. In 2001 he takes part in the creation of the photo magazine de l’air, that is exhibited ten years later at the Maison Européenne de la Photographie. He alternates works of commandand personal series, including : Père et fils  (Father and son), Coulisses (Backstage), Hardcoprs (Hardcore), Gueules cassées (Broken faces), Patagonie (Patagonia)… that are exhibited in France and internationally and published. His latest serie,  Sortie de scène (Stage exit), explores the still bodies of contemporary dancers backstage, right after the shows of Montpellier Danse 2014. Since January 2011 he photographs places of incarceration in France, for the general inspector of all places of deprivation of liberty. This work will be exhibited at the Maison Européenne de la Photographie in 2015. 

In parallel he creates photographic sequences with sound for documentary films: À côté / Next to them by Stéphane Mercurio, released in cinemas in 2009; Voyage au coeur de l’alcool(isme) / Trip to the heart of Alcohol(ism) by Christophe Otzenberger, shown on national television channel France 2 in 2010; À l’ombre de la République / In the shadow of the Republic by Stéphane Mercurio, shown on Canal + in 2011. Since 2010 he directs films and short movies gathered in the Chroniques dansées collection, distributed in 2014.  He will also sign the video installations for the next show of the choreographer Sylvain Groud, planned for 2015.  

He taught photography in 2012 at the Paris 1 University and regularly holds workshops at the Rencontres photographique of Arles.


BOOKS

Prisons 67065
2015 Neus, Edition Les Belles lettres

J’étais mort
2010 Édition Le Clou dans le fer

Patagonie, histoires du bout du monde
2004 Édition Solar

Avoir 20 ans à Santiago du Chili
2003 Éditions Alternatives

Avoir 20 ans à Cuba
1998 Éditions Alternatives

Cités terre de foot
1998 Ouvrage collectif  Ed. Initiales


FILMS

L’invitation, Chronique dansée
2013 Réalisation ; chorégraphie Sylvain Groud (court métrage)

A l’ombre de la République
2011 Séquences photographiques; réalisation S. Mercurio (Canal+)

Héros Ordinaires
2011 Réalisation ; chorégraphie Sylvain Groud (court métrage)

Au cœur de l’alcool(isme)
2010 Séquences photographiques; réalisation C. Otzenberger (France2)

A côté
2009 Séquences photographiques ; réalisation Stéphane Mercurio


PRESS EXCTRACTS

À propos de l’exposition « Sortie de scène», Festival Montpellier Danse 2014
« Il n’avait jamais travaillé sur cet univers et, pour une première, au cœur du festival Montpellier Danse (…), c’est une réussite. Grégoire Korganow, qui avait déjà fréquenté les coulisses du monde de la mode, a visé juste. (…) La danse, art réputé éphémère, ne l’est en fait pas du tout. Elle s’écrit dans les corps, secrètement. C’est une part de ce secret que dévoile Grégoire Korganow avec la complicité des danseurs. Et cela nous renseigne sur l’état de notre propre corps, et de conscience, après un spectacle. »
MARIE-CHRISTINE VERNAY, LIBERATION le 10 juillet 2014

« Reconnu pour cette volonté d'être plus vrai qu'événementiel (exposé à Arles, il anime cette année un stage intitulé Trouver sa propre photographie), son travail a des affinités avec une tradition sociologique initiée depuis August Sanders, poursuivie plus tard par le Suisse Beat Streuli, et dont on trouve aussi la trace dans la photographie hollandaise contemporaine. Signe distinctif: s'il se méfie de la pose et de l'apparence, des visages et des stéréotypes, il a dans l'objectif « la photographie comme un passe muraille ».
LISE OTT, MIDI LIBRE le 29 juin 2014

« Son choix de plan américain valorsie la figure de l’interprète. A l’encontre de la frénésie d’autopromotion tendance « selfie », Grégoire Korganow assène haut et fort son désir de pudeur. (…) (Il se) place sur un autre terrain, moins spontané, et valorise des détails comme le dos et les mains. »
ROSITA BOISSEAU, LE MONDE 22/23 juin 2014

À propos de l’exposition « père et fils », Forum des Halles 2010.
« Entre retenue et abandon, Grégoire Korganow a réalisé ces portraits pour réconcilier les fils avec les pères. Si les hommes ne perdent pas en virilité, ils gagnent en tendresse et en intensité. »
MARIE CLAIRE, CLAIRE SCHNEIDER

« Le spectateur cherche des points communs, les signes, les traces. Un beau travail sur l’intime offert aux yeux des passants. Attention aux marches, les photos accrochées en hauteur captent tant l’attention qu’on les oublie parfois. »
LE POINT, MARIE AUDRAN

« Certains sont beaux, d’autres pas, il y a des hommes âgés, et des petits garçons, des peaux très blanches, des mordorées, des moires. Quelques-uns s’enlacent, beaucoup se regardent, se sourient. Parfois les yeux sont fermés, les mains posées sur l’épaule. Une sensation de plénitude, de paix, de tendresse s’en dégage. Les passants s’arrêtent, intrigués. Sur chaque photo, en bas, le titre de la série « Père et Fils », et le nom de l’artiste, Grégoire Korganow. »
France INTER, KATHLEEN EVIN

À propos de l’exposition « carnet d’urgences », Visa pour l’Image de Perpignan et de la publication du livre « j’étais mort » aux éditions le clou dans le fer, 2010.
« Son livre s’appelle « J’étais mort ». Et comme le souligne le chef de service du lieu, ce n’est pas un livre de voyeur. Tout au contraire. Pour le réaliser, il a pris son temps. Il a photographié l’indicible, la misère, le désarroi, le cocasse, et il s’est fait écrivain pour accompagner ses images. Il a mis des visages sur ses mains et ses voix qui l’ont sorti du coma. Le résultat est étonnant. S’il n’était pas un photographe reporter, on le prendrait pour un portraitiste. »
MARIANE, PHILIPPE PETIT

« Ce que Grégoire Korganow donne à voir, c'est une lutte, avec ses défaites. Oui, il y a bien des cités  éclairées comme des camps, des voitures explosées sur une route à l'aube, le pli du drap sur un lit ouvert et vide, de sinistres escaliers hospitaliers. Qui provoquent un effet inversé, comme lorsqu'on s'éprend d'un lieu collectif bien nu, bien laid, car il y circule plus d'humanité qu'ailleurs, en décor avenant. »
MEDIAPART, DOMINIQUE CONIL

À propos de l’exposition « à côté », Rencontres d’Arles 2008.
« Il y dans le baiser de cette femme à son mari en prison un respect, une élégance, une beauté de l’instant, et, derrière cette image, un photographe en empathie avec son sujet. »
ELLE, CHRISTIAN LACROIX

« En s’attaquant à un sujet aussi délicat et invisible que celui des familles de prisonniers, Grégoire Korganow a réussi à éviter tous les pièges – le misérabilisme, le voyeurisme, la redite, trouvant chaque fois la forme la plus pertinente pour faire partager l’expérience intime traversée par chacun. »
LACROIX, ARMELLE CANITROT